On conçoit souvent écran par écran. Mais l'utilisateur, lui, vit un parcours : une suite d'étapes vers un but. Le user flow, c'est cette carte. Sans elle, on dessine de beaux écrans qui ne s'enchaînent pas. Voici comment le faire.
Qu'est-ce qu'un user flow ?
C'est la représentation visuelle du chemin qu'emprunte un utilisateur pour accomplir une tâche : du point d'entrée à l'objectif, avec chaque décision et chaque écran. C'est la vue d'ensemble qui manque quand on travaille écran par écran.
1. Partir d'un objectif, pas d'un écran
Un flow = une intention. "S'inscrire", "acheter", "réserver". On part de ce que l'utilisateur veut accomplir, pas des pages qu'on a déjà. L'objectif guide le chemin.
2. Cartographier les étapes et décisions
Chaque rectangle est un écran/état, chaque losange une décision ("a un compte ?"). On suit l'utilisateur pas à pas. Très vite, les détours absurdes et les impasses sautent aux yeux.
3. Compter les étapes jusqu'à l'objectif
Combien de clics/écrans pour atteindre le but ? Chaque étape en trop est une occasion d'abandonner. Règle : si une étape n'apporte rien à l'utilisateur, elle dégage. Le chemin le plus court qui reste clair gagne.
Chaque écran de plus entre l'utilisateur et son objectif est un écran de trop — sauf preuve du contraire.
4. Gérer les chemins alternatifs
Le parcours idéal ("happy path") ne suffit pas. Que se passe-t-il si l'utilisateur n'a pas de compte ? Si le paiement échoue ? Si le champ est vide ? Un bon flow prévoit les embranchements et les états d'erreur, pas seulement le cas parfait.
5. Repérer les boucles et culs-de-sac
Un utilisateur qui tourne en rond ou arrive sur une page sans suite, c'est un abandon. Le flow révèle ces pièges : une page d'erreur sans porte de sortie, une confirmation sans étape suivante.
User flow vs wireframe
Le user flow vient avant les écrans : il définit la logique. Le wireframe vient après, pour donner forme à chaque étape. Faire les écrans sans flow, c'est construire des pièces sans plan de maison.
L'usage concret
Le user flow aligne toute l'équipe (design, dev, produit) sur le même chemin, sert de base aux tests, et révèle les frictions avant qu'elles coûtent cher en dev. C'est un livrable de la phase discovery.
Tu veux clarifier les parcours clés de ton produit ? On les cartographie et on traque les frictions — parlons-en. Et pour mesurer où ça lâche, voir le tunnel de conversion.